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Actualités![]() VENDREDI 18 NOVEMBRE à 20 heures.
Lieu: Salle des fêtes de l'hôtel de ville de Chapelle-Lez-Herlaimont - Place de l'Hôtel de Ville. Vers un nouvel humanisme ...Invité : Luc Ferry, Philosophe Animation : Françoise Baré, Journaliste RTBF radio 1ère. Pour réservations : 0497/52 58 16. ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Une organisation de la section du Centre de l’Extension de l’ULB - du CAL Chapellois - du Foyer Culturel de Chapelle - du CCRC et de la Ville de La Louvière. PAF : 10 euros pour les non-membres Extension de l’ULB. 8 euros pour les membres, étudiants, art. 27 et sans emplois VERS UN NOUVEL HUMANISME
Comme la conscience malheureuse dont parlait Hegel, nous avons toujours tendance à ne percevoir dans l’histoire que ce qui s’effondre, presque jamais ce qui naît. D’où notre propension au pessimisme. Cette conférence part de l’idée que le XXème siècle aura été caractérisé, du moins en Europe, par trois grands traits : d’abord une « déconstruction » des valeurs traditionnelles comme on n’en avait jamais connu dans l’histoire de l’humanité. Notre monde, qu’il s’agisse de l’art, de la morale, de la condition des femmes, des homosexuels, des paysans ou de l’école, a changé parfois davantage en cinquante ans qu’en cinq cents ans. Comment ne pas en être bouleversé ? En apparence, ces changements furent l’effet des contestations multiples, elles-mêmes héritières de l’idée révolutionnaire : c’est au nom de la « vie de bohème », comme dans la chanson d’Aznavour, qu’on a voulu faire table rase du passé et des traditions pour inventer un monde neuf, où il ferait enfin bon vivre. Passionnante aventure dont on retrace ici les grands moments depuis les années l830. La réalité est cependant tout autre : le véritable moteur de l’histoire récente ne fut pas la bohème, mais le capitalisme, c’est à dire la « mondialisation » libérale. Sous les pavés, il n’y avait pas la plage, mais la « globalisation » : il fallait en effet que les valeurs traditionnelles fussent déconstruites pour que nous puissions entrer dans l’ ère de la consommation de masse sans laquelle l’économie mondiale ne tourne pas. Tel fut le second trait du XXème siècle. Le troisième reste encore à penser : sous l’effet de l’histoire de la famille moderne, fondée sur l’invention récente du mariage d’amour, nous assistons à l’émergence d’une nouvelle figure du sacré qui va révolutionner nos existences : un sacré incarné désormais dans l’humanité, avec tous les malentendus mais aussi tous les espoirs dont une telle formule est porteuse et que cette conférence tente d’expliciter. Au terme provisoire de ce siècle, il faut bien faire un constat : les motifs traditionnels du sacrifice collectif ont été liquidés. Qui voudrait encore aujourd’hui, en Europe, mourir pour Dieu, pour la patrie, pour la révolution ? Personne ou presque, et à l’encontre de la morosité ambiante, je prétends que c’est la meilleure nouvelle du millénaire ! Car la sacralisation de l’humain va enfin pouvoir réenchanter le monde.
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| Mis à jour le Jeudi, 19 Janvier 2012 11:08 |




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